Voilà pourquoi il ne faut pas
brûler les étapes et courir à ses vraies allures
Voici une petite explication très sommairement
expliquée suivie de mon point de vue sur quelques remarques que j’ai pu faire
au fil du temps.
Les filières énergétiques :
-
Anaérobie Alactique (sprint)
→ Sans apport d’oxygène
→durée maximale de l’effort= 15’’
→pas de production d’acide lactique
-
Anaérobie Lactique
→Dette d’oxygène importante
→Production d’acide lactique
→Production de déchets
→durée maximale de l’effort 2mn (400-800m)
→énergie consommée = Le glycogène (réserves limitées,
faible autonomie avec seulement une trentaine de kilomètre environ. Lors de sa
dégradation il produit de l’acide lactique et autres déchets musculaires qui se
déversent dans les muscles beaucoup plus vite qu’ils peuvent être éliminés. C’est ce qui provoque la contracture et la brûlure des muscles et qui nous oblige à ralentir et à
« plafonner ».)
→ Quantité d’oxygène nécessaire pour
nos muscles.
→ Pas de production d’acide
lactique
→ Améliore la capacité du sang à
distribuer l’oxygène et à éliminer.
→Favorise le stockage du glycogène
(sorties longues) et la perte de poids
→effort de faible intensité sans le
moindre essoufflement.
→énergie consommée = Les graisses (Elles sont stockées en très grande quantité dans
notre corps -autonomie suffisante pour parcourir plusieurs centaines de
kilomètre, mène chez une personne maigre).
3) Remarques : Beaucoup d’athlètes se font encore une fausse idée de la course
à pied et modifient leur programme
d’entraînement dans le but d’essayer d’améliorer leur progression.
J’ai en effet constaté que certains
athlètes courent encore nettement au dessus de leur propre VMA. Ils n’ont pas
encore pris conscience de l’importance des sorties en pure aérobie (sorties
longues, récupérations….) souvent négligées sans se rendre compte de
l’importance de cette séance et quelquefois remplacée par des portions de
course anaérobie parce que l’on est en forme ce jour là et qu’on a la sensation
d’être sous-entraîné. Il en est de même
pour la fréquence des sorties au détriment d’un repos récupérateur, ou encore
des compétitions non programmées en
milieu de programme. Et tout cela parce qu’on en ressent le besoin. [On
pourrait comparer cela à un surdosage en antalgique chez une personne qui a mal,
sans en attendre les effets et sans se soucier que ces derniers peuvent avoir
une influence néfastes sur leur santé].
Je pense que tout cela est superflu
et qu’un bon entraînement n’est pas nécessairement un entraînement qui tue la
forme. Bien au contraire, après un bon entraînement on doit pouvoir être
capable de faire encore quelques fractions ou quelques kilomètres, mais on ne
le fait pas, on garde des réserves pour les prochaines séances, car notre corps
n’est pas une simple machine, il a besoin de récupérer de temps à autre.
Alors, prenez soins de vous, écoutez
votre corps et il vous le rendra par de bonnes performances futures.
N’attendez-pas qu’il se venge contre vous au point de vous le faire payer tôt
ou tard par une contre performance et/ou
une blessure.
Louis.M